4O groupes à ne pas louper pour l’Eurosonic Noorderderslag 2012.

Image : French Films
- RAZIKA
- PHILCO FICTION
- JAMIE N COMMONS
- IMANY
- TEAM ME
- HELLO MOON
- GNUCCI BANANA
- FUNERAL SUITS
- DAUGHTER
- CITIZENS !
- SCHOOL IS COOL
- BACONHEAD
- 2 : 54
- WHEN SAINTS GO MACHINE
- I HEART SHARKS
- I GOT YOU ON TAPE
- DOG IS DEAD
- ZA!
- ZULU WINTER
- GREAT MOUNTAIN FIRE
- STILL CORNERS
- HOQUETS
- FRENCH FILMS
- BATIDA
- CASE MAYFIELD
- WE WERE EVERGREEN
- TOTALLY ENORMOUS EXTINCT DINOSAURS
- TALKING TO TURTLES
- MIREL WAGNER
- JENNIE ABRAHAMSON
- INTERGALACTIC LOVERS
- INSTRUMENTI
- ICE AGE
- BAXTER DURY
- AWKWARD I
- LISA HANNIGAN
- THE BEWITCHED HANDS
- ANNA AARON
- AMATORSKI
- BODI BILL
Mon année 2011 en musique.
Top 25 Albums

- Metronomy - English Riviera (Because Music)
- Conan Mockasin - Forever Dolphin Love (Phantasy)
- Nicolas Jaar - Space Is Only Noise (Circus Company)
- SBTRKT - SBTRKT (Young Turks)
- 13 & God - On Your Ghost (Anticon)
- Destroyer - Kaputt (Merge)
- Beirut - The Rip Tide (Pompeii)
- Bon Iver - Bon Iver (4AD)
- Suuns - Zeroes QC (Secretly Canadians)
- Zomby - Dedication (4AD)
- Wu Lyf - Go Tell To The Fire Mountain (Lyf)
- Son Lux - We Are Rising (Anticon)
- Timber Timbre - Creep On Creepin’On (Arts & Crafts)
- The Rapture - In The Grace Of Your Love (DFA)
- James Blake - James Blake (A&M)
- Shabazz Palaces - Black Up (Sub Pop)
- New Look - New Look (K7)
- Girls - Father, Son, Holly Ghost (True Panther)
- Fleet Foxes - Helplessness Blues (Sub Pop)
- Hanni El Khatib - Will The Guns Come Out (Because)
- Tyler The Creator - Goblin (XL)
- Gruf Rhys - Hotel Shampoo (Wichita)
- Atlas Sound - Parallax (4AD)
- Drake - Take Care (Cash Money)
- Real Estate - Days (Domino)
Best Songs 2011

- Metronomy - Everthing Goes My Way
- Joe Goddard - Gabriel (feat. Valentina)
- Lana Del Rey - Video Games
- Cass McCombs - County Line
- Blawan - Getting Me Down
- Azealia Banks - 212
- Jamie XX - Far Nearer
- WoodKid - Iron
- Totally Enormous Extinct Dinosaurs - Garden
- The Rapture - How Deep Is Your Love ?
- Beirut - Santa Fe
- Art Department - Without You
- Real Estate - It’s Real
- Bon Iver - Perth
- M83 - Midnight City
- 13 & God - Old Age
- Nurses - Fever Dreams
- BRNS - Mexico
- Daphni - Yes I Know
- Wu Lyf - Spitting Blood
- Star Slinger - Mornin’
- Destroyer - Kaputt
- Fleet Foxes - Montezuma
- Cults - Go Outside
- Zomby - Nathalia’s Song
- Drake - Headlines
- Zoo Kid - Out Getting ribs
- Tyler The Creator - Yonkers
- SBTRKT - Wildfire
- Glass Candy - Beautifull Object
- Juveniles - We Are young
- Hercules And Love Affairs - Painted Eyes
- Son Lux - Rising
- Factory Floor - Two Different Ways
- Civil Civic - Airspray
- New Look - Relaxed Your Mind
- Hanni El Khatib - Wait Wait Wait
- Chairlift - Amanaemonesia
- Girls - Honey Bunny
- The Weeknd - House Of Balloons
Best Of Belgium
- Great Mountain Fire - Canopy (Bang!)
- School Is Cool - Entropology (Pias)
- Hoquets - Belgotronics (Crammed Disc)
Best of Live
- Pulp @ Dour Festival - Dour
- Caribou @ Nuits du Botanique - Bruxelles
- Metronomy @ Ancienne Belgique - Bruxelles
- Conan Mockasin @ BoomTown - Ghent
- Woodkid @ Rotonde Botanique - Bruxelles
- Suuns @ Nuits Botaniques - Bruxelles
- Charles Bradley @ Dour Festival - Dour
- Great Mountain Fire @ Namur du Son Belvédère - Namur
- Duchess Says @ Dour Festival - Dour
- Murder @ Doux Vendredis d’Août - Namur
BRNS : Insane in the brain
Cerveaux grillés, percussions alambiquées, pop fantasmée, fantasmagorie des rythmes et visuels léchés, les Bruxellois de BRNS (prononcez « brains ») nous ont mis sur les fesses tout en leur boutant le feu.
Groupe inconnu croisé dans un couloir sombre de Bandcamp puis retrouvé sous la lumière des projecteurs d’une scène locale, le combo trace sa route dans un anonymat à la durée de vie incertaine. Quatuor multi-instrumentiste, la meute BRNS souffle sa rage post-adolescente depuis quelques mois grâce à trois titres postés sur une page web, dont un Mexico scandé jusqu’à s’époumoner qui risque bien d’accentuer un bouche-à-oreille qui, doucement mais sûrement, ne cesse d’enfler ! Rejetons à la fois de Wu Lyf et de Why?, il y a dans le son de ces jeunes types autant de Battles que de Menomena, de Yeasayer que de 31 Knots.
On se souvient encore des premières écoutes enflammées, se jurant qu’il fallait voir ce groupe au nom bancal sur une scène le plus rapidement possible. Le rendez-vous était pris dans une salle complètement vide, où les trente personnes présentes assistèrent au show tout en tension et en énergie d’un jeune groupe survolté, chaotique mais jouissif. Deuxième rencard dans un festival, le groupe vient de gagner le concours du tremplin rock de l’après-midi et jouera à nouveau, le soir-même, en vainqueur, dans le petit club jouxtant la grande scène. On palpe l’électricité dans la salle au plafond bas, un bourdonnement continu ne cesse de tournoyer autour du groupe, comme si, ce soir-là, il fallait les voir avant que leur talent n’éclate au grand jour, avant que cet enfoiré de « monsieur tout le monde » ne s’en acoquine.
A coups d’uppercuts et de déstructuration, BRNS nous aura mis K.O. en deux concerts et une poignée de chansons. Mais bordel, qu’est-ce que ces Belges ont dans le froc ?
Rares sont les groupes qui nous foutent à terre aussi rapidement, rares sont les groupes capables de fournir à la fois des rythmes hypnotiques et des refrains sucrés épileptiques. Le batteur frappe comme pour se venger d’un trop-plein de haine et d’énergie, les refrains vous encerclent comme pour mieux vous apprivoiser, sombres et lumineux à la fois, nerveux et posés. BRNS est un groupe rare dans le paysage du rock belge ou français, un groupe rare, car il tire ses principales influences d’un terreau anglo-saxon ou d’une lumière californienne étonnamment loin des soupes fadasses que l’on nous sert et qui mijotent dans une culture pop-rock française ou francophone bien souvent incapable d’être présentable autrement qu’en minables pastiches. A l’instar d’un Poni Hoax, on aimerait que BRNS tienne le haut du pavé, prouvant qu’il existe une alternative aux Jamaïca et autres Vismets. La machine est en tout cas en marche et un 45 tours sortira bientôt sur le nouveau label bruxellois Limite Records. En attendant l’album…
Texte paru dans Gonzaï le 28 Août 2011




